Le transport routier de marchandises tchèque
Le rapprochement du secteur du TRM tchèque vers les standards de ses voisins de l’Ouest se confirme.
Au niveau social, les 8 anciens niveaux de salaire minimum dépendant de la responsabilité dans le métier sont supprimés à partir de 2024. Ils sont remplacés par 4 nouveaux grades selon le niveau d’études du salarié. Cependant, la Tchéquie demeure un des seuls pays de l’est de l’Europe à avoir adopté une convention collective dans le domaine du TRM.
En termes de fiscalité, un certain nombre de paramètres concernant directement le pavillon routier évolue : l’augmentation de l’impôt sur les sociétés de 2 points, la baisse de -40 % de la taxe à l’essieu, la hausse du coût des péages.
En ce qui concerne les infrastructures, le manque d’intégration du réseau routier tchèque aux pays voisins nécessite d’importants investissements. Un ambitieux projet d’amélioration du réseau soutenu par l’Union européenne est en cours.
En matière de coûts, les salaires sont en forte hausse en raison des tensions sur le marché du travail renforcées par le départ de centaines de conducteurs ukrainiens. Le coût du conducteur augmente de +44 % depuis la dernière étude de 2019.
Au final, le coût kilométrique du pavillon tchèque se dresse à 1,21 €, prenant plus de 30 % en quelques années.
