Les Cahiers de l'Observatoire n°230, Septembre 2006
Maîtriser les coûts et améliorer la productivité avec les tic
L'informatique embarquée peut permettre d'appréhender la vérité des coûts (et contribuer à les abaisser), et d'adapter au plus près les moyens à mettre en œuvre pour répondre à la demande. Néanmoins, leur diffusion dans les entreprises de transport se heurte à un certain nombre de freins, parmi lesquels la difficulté manifeste des acquéreurs potentiels à apprécier les coûts et avantages des investissements à réaliser. Une étude1 de Valérie Castay fait le point sur les gains potentiels générés par les technologies de l'information et de la communication actuellement disponibles sur le marché.
A ce jour, les offres d'informatique embarquée pour les
véhicules de transport routier de marchandises sont multiples.
Certaines de ces applications sont imposées par des réglementations
nationales ou supranationales, comme le chronotachygraphe
numérique, d'autres sont destinées à répondre à la demande des
gestionnaires de flotte ou à l'exigence de chargeurs. Certaines
sont utiles à la mise en œuvre de transports multimodaux, d'autres
permettent une meilleure gestion du trafic et des
infrastructures.
Compte tenu de la diversité de l'offre et des techniques, dont
les différences et spécificités ne sont pas toujours clairement
perceptibles et de la multiplication des offreurs de solutions, il
existe une réelle difficulté pour les transporteurs à se faire une
idée claire de l'adéquation entre ce qui lui est proposé et leurs
besoins.
D'autant qu'ils se heurtent à un déficit de connaissance et de
compréhension quant aux caractéristiques des services et des
équipements qui s'y rapportent, et ont des difficultés à estimer
les coûts réels d'acquisition, d'utilisation, de maintenance,
d'abonnement... Souvent ces coûts sont très largement surévalués.
De plus, il leur est quasiment impossible de déterminer, fût-ce par
une estimation approchée, le retour sur investissement au moyen
d'une méthode en laquelle ils puissent engager leur confiance.
Non seulement ils ne disposent, en la matière, que
d'informations qui leur paraissent insuffisantes, mais ils
s'interrogent aussi sur la pérennité et l'obsolescence des outils
et services qui leur sont proposés : les techniques sont-elles
stabilisées ? De ce fait, les décideurs attendent qu'interviennent,
d'ici quelques années, des baisses de prix importantes et
repoussent à cette échéance leur décision d'investissement.
Autant dire que ceux qui aujourd'hui choisissent d'investir dans
ces équipements le font souvent sous la pression extérieure,
confortée ou non par une «intime conviction» ou par intuition,
plutôt qu'au terme d'une réflexion qui aurait intégré tous les
éléments et paramètres de l'équation.
Une étude du Département des Etudes et Recherches du Groupe
AFT-IFTIM2, menée dans le cadre du programme de recherche PREDIT,
détaille largement les différents coûts et avantages associés par
type de technologies. Des monographies ont été réalisées sur la
base de visites-observations dans des exploitations qui ont initié
la mise en œuvre d'un système d'information, et d'entretiens avec
les responsables de ces entreprises de transport ainsi que leur
personnel.
Des fournisseurs de solutions ont également été interviewés.
Nous revenons ici plus spécifiquement sur les outils de
communication mobile de données, remontée des données sociales,
remontée des données techniques, gestion de flotte et
géolocalisation.
Choix du mode de communication et coût induit
Dans la plupart des entreprises de transport qui dotent leurs
conducteurs d'un simple téléphone portable, le conducteur doit
appeler à intervalles réguliers sa base pour l'informer du lieu où
il se trouve, de l'acquittement de la livraison ou de la prise
d'une nouvelle mission. Quand ce n'est pas le cas, l'exploitant
passe beaucoup de temps au téléphone à essayer de joindre le
conducteur pour récupérer les informations relatives à son
activité, au déroulement de sa mission, son statut, sa
localisation.
Or, il apparaît que, dès qu'il s'agit d'une flotte de quelque
importance, une communication en mode vocal n'est pas indiquée.
Lors de l'échange vocal, en effet, le rapport temps de
communication/volume d'informations utiles transmises est peu
favorable ; s'ajoute à ce handicap les phénomènes d'engorgement et
de saturation : la communication de type radiotéléphone oblige à
mettre en attente un correspondant aussi longtemps que se déroule
une autre communication - qui peut s'éterniser pour peu que soit
complexe le problème ou nombreuses les informations à transmettre
et à prendre sous dictée... encore faut-il que l'interlocuteur
lui-même soit disponible et dispose de la réponse, faute de quoi il
faudra établir un nouveau contact.
De plus, il est souhaitable que les informations que le
conducteur est amené à utiliser soient facilement accessibles et
clairement lisibles et qu'elles puissent être aisément confirmées
ou corrigées lors de l'enlèvement, pour être ensuite transmises le
plus rapidement possible à la base. Le mode de communication par
transmission de données écrites peut également être utilisé avec
les tractionnaires occasionnels pour l'envoi des ordres de mission.
En outre, la possibilité pour le client d'avoir un compte-rendu de
livraison en temps réel sans attendre le soir, donne un avantage
concurrentiel certain.
Le traitement en mode informatique est certainement le plus
efficace, que l'on se place sous l'angle du confort d'utilisation,
de la minimisation des risques d'erreur ou de la transmission. Les
données sont de meilleure qualité, par exemple horodatées de
manière automatique et sans ambiguïté. Dès lors que le terminal de
communication est de type informatique (ou que peut être établie
une passerelle entre un terminal informatique embarqué et l'outil
de communication), il est possible d'automatiser toutes sortes de
procédures tant en émission qu'en réception, que ce soit sur le
véhicule ou à la base, qu'il s'agisse de production des messages ou
du traitement de leur contenu.
Pour les avantages immédiats, la diminution du trafic radio
vocal peut améliorer la productivité de l'exploitant et du
conducteur. De fait, dans les établissements que nous avons visités
où la transmission en temps réel des informations entre la base et
le véhicule fonctionnait bien, les gains de productivité mesurés
peuvent être énormes. Ici, la diminution substantielle du trafic
radio augmente le nombre de véhicules par exploitant de 25 à 35,
voire davantage. Là, un exploitant gère environ deux fois plus de
véhicules qu'auparavant.
Les gains de temps pour le conducteur sont également sensibles,
notamment par la suppression de l'obligation de contact de routine
et compte-rendu téléphonique, les évitements de détours inutiles et
une minimisation des attentes et retards, grâce à une meilleure
adéquation des heures d'enlèvement et de livraison aux horaires de
clients. Si une part de ce temps gagné peut être réellement recyclé
en temps de travail, une autre, et elle n'est pas négligeable, sera
transformée en temps de confort pour le conducteur. L'expérience
prouve que, pour peu que les gains de temps ne puissent pas être
transformés en opérations supplémentaires, les temps de service
peuvent être sensiblement raccourcis (retour au domicile possible
plus tôt le vendredi soir par exemple).
Enfin, en limitant l'utilisation des téléphones (mode purement
vocal), notamment dans les relations base/véhicule, on peut bien
entendu prétendre à une réduction du coût des communications. En
particulier lorsque l'activité de l'entreprise est tournée vers
l'international, la facture téléphonique peut vite s'avérer très
élevée. En outre, il est très difficile de prévoir ces dépenses,
d'autant que les opérateurs de téléphonie mobile affichent des
tarifs différents selon les pays.
Aussi, les transporteurs longue distance, surtout s'ils sont
amenés à réaliser des acheminements en dehors de l'hexagone,
portent souvent leur choix sur les systèmes satellitaires, qui
apparaissent généralement comme un investissement onéreux à
l'achat, mais garantissant un coût de fonctionnement fixe, à savoir
l'abonnement mensuel. Le système satellitaire reste toutefois perçu
comme trop cher par les chefs d'entreprises de petite taille ou
n'ayant une activité que sur le territoire national.
Au cours de nos visites d'entreprises, d'autres modes de
transmissions de données ont été observés, comme des systèmes de
transmission automatique par ondes radio qui effectuent un
téléchargement automatique lors du passage du véhicule à la base,
en général le vendredi soir. Là encore, l'objectif est de faire
baisser les coûts de communication. Sur le terrain, les exploitants
remarquent que les factures téléphoniques ont effectivement été
réduites, mais pas toujours dans des proportions très importantes,
notamment lorsque la transmission des données est différée et ne se
fait pas en temps réel, comme c'est le cas des téléchargements au
moment du retour à la base.
Optimisation des temps de travail grâce au
chronotachygraphe numérique
La remontée des données sociales et la gestion en temps réel de
l'activité des conducteurs est possible grâce au chronotachygraphe
numérique qui dispense de la lecture des disques analogiques. Les
conducteurs n'ont plus à rappeler l'exploitant tous les soirs, on
sait en temps réel à quelle heure ils sont partis, combien d'heures
de conduite ils ont effectuées et combien de temps ils ont encore
le droit de travailler... Les données sociales remontées en flux
continu et liées aux autres applications facilitent l'optimisation
des agendas conducteurs. Des alertes se déclenchent dans la cabine
du conducteur avant qu'il ne dépasse les seuils réglementaires et
il peut aussi éditer quand il le souhaite des états sur ses temps
travaillés.
Le chronotachygraphe électronique promet-il des gains de
productivité ? Un PDG estime qu'il a gagné 30% sur un poste
administratif, car la secrétaire à l'accueil passait 2 jours par
semaine à lire les disques. Il évite aussi que, du fait d'une
connaissance différée dans le temps des durées de conduite et
service, certains conducteurs effectuent des heures supplémentaires
qui coûtent cher, ou que d'autres n'atteignent pas leur quota
contractuel.
Le chronotachygraphe électronique enregistre tout avec une
extrême précision et il permet par exemple de vérifier si «le temps
d'arrêt du camion est fonction du volume de marchandises à
décharger ou du temps consacré à la courtoisie accordée au
destinataire», comme le fait remarquer un de nos interlocuteurs.
Pour faciliter l'acceptation de cet équipement par les conducteurs,
il importe de présenter aux conducteurs les avantages qu'ils
peuvent en retirer, notamment grâce au suivi de leur temps de
service dont ils peuvent prendre connaissance à tout moment depuis
leur cabine, mais aussi grâce au remboursement plus rapide de leurs
frais de repas et découchés, lorsque les données sociales sont
«reroutées» automatiquement vers le service de paie.
A noter que les sessions de formation restent un moment
privilégié pour sensibiliser les nouveaux utilisateurs aux atouts
de ces équipements. D'ailleurs, même avec les consignes
d'utilisation affichées dans les poids lourds, des formations au
chronotachygraphe électronique restent nécessaires pour les
conducteurs et les exploitants. L'AFT-IFTIM a conçu à cet effet le
programme «Tacho teach».
Remontée des données techniques : maîtriser ses
consommables
En matière de consommation de carburant d'abord, l'informatique
embarquée doit permettre d'abaisser la consommation en agissant sur
le mode de conduite et dans une perspective de gestion, en
maîtrisant le suivi des carburants. Pour certains transporteurs,
c'est aussi le moyen de se protéger du vol de carburant, ou de son
détournement à titre privé, grâce à des capteurs dans les
réservoirs qui enregistrent automatiquement les données sur les
quantités exactes d'entrées et de sorties de carburant et peuvent
les restituer dans un fichier informatique.
Cependant, les entreprises possèdent souvent des pompes à
essence sur leurs propres sites ; la consommation de gazole est
donc facilement connue à la base, grâce à des capteurs sur pompe.
Seuls les transporteurs ayant une activité en longue distance et
qui ne peuvent éviter les pleins à l'extérieur, éprouvent le besoin
de connaître les dépenses au fur et à mesure qu'elles sont
engagées.
Au plan de la maintenance, l'informatique embarquée doit
permettre d'optimiser les interventions et de déboucher sur une
véritable planification de la gestion de la maintenance, qui ne se
fera plus en fonction de simples relevés de kilométrages, mais de
l'usure réelle des pièces sollicitées. Gestion de la maintenance
adaptée donc aux modalités de conduite de chaque conducteur et de
chaque véhicule, en d'autres termes, on en viendra à une
maintenance prédictive qui permet de minimiser les immobilisations
pour cause de panne tout en allongeant la durée de vie du matériel
roulant.
Malgré son intérêt, peu d'entreprises ont aujourd'hui recours à
une remontée des données techniques en temps réel. Ceci s'explique
en partie par le manque de fiabilité de ces équipements (pour
certains d'entre eux, la fiabilité ne serait avérée qu'à partir de
2 000 kilomètres parcourus). Aussi, en l'état actuel, les compteurs
de consommation paraissent devoir être exclus comme sources
d'information à caractère quasi-comptable, au profit du contrôle
des prises de carburant par le biais de saisie sur la distribution
(pompes à badges).
Planification, gestion de flotte et optimisation de
tournées : des gains de productivité à la clé
Les solutions d'optimisation de la planification des tournées
proposées sur le marché sont aujourd'hui très performantes. Des
progiciels interactifs d'optimisation sous contraintes tiennent
compte des plages horaires des clients, de la capacité des
véhicules, des temps de service... Les tournées sont calculées
selon des paramètres propres à l'entreprise. Des modules de
personnalisation donnent la possibilité de bloquer ou d'interdire
le passage sur certains axes (autoroutes réputées chères, voies non
praticables pour les dimensions des poids-lourds...).
L'optimisation des tournées favorise une utilisation efficiente
du temps de travail des conducteurs et permet directement
d'améliorer la productivité. Outils dédiés, immédiatement
opérationnels, qui ne sont pas nécessairement destinés à être
interfacés, leur impact est rapidement ressenti et apprécié par les
exploitants, en ce qu'ils simplifient très sensiblement le travail
du «planner». Dans la mesure où les nouvelles technologies vont
permettre aux dispatchers de réaliser plus d'opérations dans le
même temps et avec le même nombre de véhicules, leur activité sera
réalisée dans des conditions de confort telles que le volant de
temps gagné permettra de confier plus de véhicules à chaque
exploitant, si le volume d'activité le permet, ou encore de réduire
le nombre de dispatchers nécessaires à la gestion de la même
flotte.
Ces solutions ne sont pas réservées aux grandes entreprises de
transport. Chez un petit transporteur, à la tête d'une flotte d'une
douzaine de véhicules que nous avons rencontré, l'élaboration des
plannings généraux des tournées de la semaine, pour l'ensemble de
la flotte, prenait au moins trois heures au chef d'entreprise et à
son épouse chaque dimanche après-midi ! Depuis qu'il a adopté un
logiciel de gestion de flotte, les plannings peuvent être adaptés
au jour le jour et tenir compte des éventuels contre-ordres de la
semaine. Le temps passé ensuite pour établir les plannings
individuels des conducteurs, avec plans de chargement et
bordereaux, est également raccourci, et l'exploitation gagne au
moins une journée de travail pour éditer les relevés hebdomadaires
des clients.
Système de géolocalisation : attention au syndrome
«Big Brother» !
Avec le composant de localisation automatique des véhicules, les
exploitants peuvent rapidement passer en revue les itinéraires afin
de garantir une productivité maximale des véhicules, voir s'il y a
un retard sur route et intercaler des demandes de dernière minute.
Bien entendu, être à tout moment en mesure de dire au client à
combien de kilomètres de sa destination se trouve le poids-lourd
représente une vraie force.
Au-delà de l'efficacité opérationnelle, les systèmes de
localisation automatique des véhicules offrent encore d'autres
avantages sous la forme de données précises sur le déroulement des
journées pouvant être «historisées» et analysées, puis utilisées à
des fins de planification et de gestion. L'analyse a posteriori des
données de localisation des véhicules permet d'optimiser les
itinéraires et de réduire les kilomètres parcourus. Un responsable
d'exploitation interviewé constate ainsi une amélioration de la
productivité grâce à la suppression des kilomètres parasites
(évitement de 30 km sur chaque tournée), à l'économie de carburant,
et à l'optimisation des heures de travail effectives.
Néanmoins, s'agissant de la fonction géo-positionnement, un
risque potentiel pourrait être décrit comme le «syndrome Big
Brother» : on peut craindre que les conducteurs repoussent un outil
qui permet à leur base de contrôler de manière quasi permanente le
respect d'un itinéraire et plus généralement leur activité, qui
s'attaquerait donc à ce qui caractériserait au premier chef la
motivation et la personnalité des conducteurs routiers : le
sentiment d'indépendance et le goût de l'autonomie. Même si la
venue du GPS est un moyen de protéger les biens, le véhicule, mais
aussi le conducteur, alors que celui-ci est à la tête d'un ensemble
camion-chargement souvent de grand prix et qu'il est soumis à des
risques d'agressions (certains poids-lourds sont d'ores et déjà
équipés de systèmes sécuritaires et une alerte est envoyée si, par
exemple, les portes sont ouvertes sans raison).
Pour vaincre les résistances, un intégrateur conseille de donner
aux conducteurs des outils destinés à leur simplifier la vie. Les
systèmes de navigation, en aidant le conducteur à se repérer, à
trouver les points de chargement et de déchargement, jouent
actuellement la plupart du temps ce rôle : peu coûteux, ils
contribuent fortement à l'acceptation de technologies perçues comme
des «mouchards».
Quelques recommandations
Il convient de mettre l'accent sur la nécessaire implication des
conducteurs (et des exploitants) dès la phase de mise en œuvre d'un
projet relatif à l'informatique embarquée : il doit s'agir d'un
véritable travail en commun, une coopération interactive avec la
direction (et les responsables du projet) dès la phase de
définition même des objectifs (et, a fortiori, dès le début de la
définition des composantes du cahier des charges en termes
fonctionnels).
Les nouveaux outils peuvent (doivent) induire une diminution du
stress liée à un réel confort dans l'exécution des tâches, à un
gain sensible de temps, et à l'assurance de la fiabilité des
informations de statut et de positionnement, liée plus généralement
à une minimisation de l'incertitude. Cependant, introduire des
systèmes embarqués est une opération complexe qui a une grande
incidence en terme d'organisation ; cela signifie notamment le
remplacement d'activités manuelles par des opérations automatiques.
Tous les employés ont besoin d'être associés à la définition et à
la mise en œuvre de ces réorganisations.
Notes :
1 : «Recherche sur l'identification des freins, réticences et
blocages qui ralentissent ou empêchent la mise en œuvre des
technologies innovantes dans le champ du transport routier de
marchandises» (2005) Département des Etudes et Recherches/AFT-IFTIM
Ministère de l'Equipement, des Transports, du Logement, du
Tourisme et de la mer (PREDIT).
2 : Le Département des Etudes et Recherches du Goupe AFT-IFTIM
apporte une assistance technique à des organismes de coopération
internationale et réalise des études pour les organisations
professionnelles et les partenaires sociaux, mais aussi pour
l'Union Européenne, les Ministères, les Conseils Régionaux, etc...
en particulier sur les questions d'emploi formation.
Sources : Département des Etudes et Recherches Groupe AFT-IFTIM
Valérie Castay
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