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Le transport routier de marchandises allemand - 2018

Publié le 18/06/2019

Leader en Europe, le pavillon allemand se tourne de plus en plus vers son marché intérieur, baissant les bras à l’international face à la concurrence des pays à l’Est de l’Europe. Le pavillon est fragilisé par la pénurie de main d’œuvre, les coûts d’exploitation en hausse et les contraintes écologiques. Ainsi, son activité stagne depuis plusieurs années.

Les transporteurs allemands cherchent à recruter à tout prix. Par conséquent, les salaires sont en hausse, notamment dans les Länder Est du pays. Les conducteurs, exigeants sur leurs conditions de travail, demandent de retourner systématiquement chez eux le week-end. L’arrivée de conducteurs originaires des pays voisins à l’Est apaise un peu les tensions sur le marché du travail. Ces derniers, acceptant des déplacements de plusieurs semaines à l’étranger suivis d’une semaine à la maison, empêchent l’activité internationale allemande de s’effondrer. De surcroît, ils sont nettement moins bien rémunérés que leurs collègues allemands. Néanmoins, la source devient rare et la hausse des salaires à l’Est de l’Europe encourage de moins en moins de conducteurs à s’expatrier en Allemagne.

Au final, le coût kilométrique allemand à l’international ressort à 94 % de celui du pavillon français malgré un coût de conducteur 16 % moins élevé outre-Rhin.

Le CNR vous invite à découvrir cette nouvelle étude dédiée au TRM allemand. Elle est complétée d’un résumé dans lequel figurent des éléments de comparaison avec la France.